![]() ![]() ![]() ![]() |
par Tom Lischke
Concepteur en chef
Decipher, Inc
Pour cet article, j'ai pensé commencé par parler un peu des graphismes que nos artistes ont créés pour la culture Gollum.
L'art des arêtes de poisson
Le rôle du studio dans cette phase est très simple. Au début de chaque série, nous nous réunissons avec le département artistique, Joe Boulden et Jeff Hellerman, et réfléchissons aux bases. Mettra-t-on des cartes spéciales, comme le Balrog ? Quelle serait la bonne couleur pour un nouveau schéma (évidemment, cela revient à nous dire à quoi on doit s'attendre, non pas au fait que nous suggérions des couleurs) ? Et d'autres choses de ce type. Ensuite, nous attendons de voir ce qu'ils produisent. Je l'ai déjà dit auparavant mais je le répète, je pense que notre département artistique est le meilleur dans ce domaine, qui est de capter l'ambiance qui colle exactement à une culture.
Voyons quelques aspects typiques de Gollum.
- Chaque ride du schéma d'arrière-plan est peinte à la main en utilisant pour modèle la main de Joe.
- Les reflets bleus sont tirés du bleu des yeux de Gollum.
- Presque tous les os autour de l'image sont des os de lapin ou des arêtes de poisson (en raison du régime de Gollum). Il n'y a qu'une exception : pouvez-vous dire lequel de ces os provient d'un doigt humain (ou hobbit) ? Notez que les os du graphisme des Ombres sont beaucoup plus blancs, comme s'ils attendaient là depuis des siècles.
- Suivant encore le thème du poisson, les arêtes de poisson composent l'espace sous l'image. Sur tous les graphismes, ce cadre est composé d'écailles de poisson.
- La marque dans la zone de texte est celle laissée par la flamme de l'Anneau. Notez que dans les cartes des ombres, le tracé apparaît comme corrompu, et plus sombre. Les veines de la peau de Gollum sont présentes dans les détails de la zone du texte .Et enfin, le bord de ce cadre de texte correspond aux zébrures sur le dos de Gollum.
Le retour du système Lando ?
Parlons un peu de la manière dont Gollum et Sméagol sont joués. De toute évidence, le fait qu'il existe deux versions de Gollum dans le jeu au même moment rend cette culture unique (jeu de mot involontaire...). Mais cela nous a pris du temps pour en arriver là.
Les premiers travaux de conception de Gollum possédaient une version séide et une version compagnon, toutes les deux nommées Gollum. Nous avions aussi incorporé des règles et des textes qui permettaient de remplacer une version de Gollum par l'autre (et donc de le faire changer de camp). Les vétérans du jeu de cartes La Guerre des Etoiles noteront que c'est très similaire à ce que nous avions fait à l'époque avec Lando. En fait, dès la première séance d'essai, les testeurs ont montré leur préoccupation face à la viabilité de ce système, en raison de ce que le passé nous avait appris. Il est difficile de convaincre les joueurs d'utiliser une carte qui peut leur être retirée à un moment donné. Deux possibilités s'offrent alors : créer des cartes de protection (jouez la carte B pour empêcher la carte A d'être prise). Mais qui veut de ce système ? Le second choix est de donner plus d'avantages lorsqu'on prend ce risque, pour prendre en compte son instabilité. Mais la stratégie devient alors trop flottante : la personne qui remporte la mise a un avantage trop important, et donc l'offre est trop importante par rapport aux mécanismes normaux d'une simple partie.
Nous avons alors reconsidéré les objectifs initiaux de Gollum, à savoir permettre au joueur de jouer quelques cartes de Gollum, ou bien une stratégie centrée sur Gollum. Nous avons estimé qu'il n'était pas nécessaire de mettre plus de quelques exemplaires du séide ou du compagnon pour obtenir un effet intéressant.
Après une autre séance de réflexions, nous avons décidé que comme Gollum occupait une place unique dans le conflit, il serait intéressant de permettre aux deux joueurs de le jouer en même temps. Il est instable que nous pourrions le voir combattre dans les deux camps simultanément, voire s'attaquer lui-même ! Nous avons même écrit des textes qui lui donnent des avantages lorsqu'il désigne (ou défausse) sa moitié.
Le dernier obstacle pour les Peuples Libres a été de trouver quelque chose d'unique pour le compagnon. Nous savons que les deux versions seraient très liées aux fardeaux. Nous avions déjà beaucoup de cartes de la Comté qui possédaient des coups de fardeaux associés à Smeagol. J'ai décidé à ce moment de faire le choix de la simplicité et de le rendre gratuit, retirant quelques coûts des cartes de la Comté pour les ajouter à Smeagol. La réaction des testeurs a été très bonne (qui n'aime pas les compagnons gratuits... ?).
Le seul problème à résoudre était celui de permettre de jouer un Gollum des Ombres. Le problème était la limite de 4 cartes. Comment pouvoir jouer une stratégie Gollum si je ne peux pas le tirer avec le site 5 ? Nous avons décidé de créer We Must Have It. Nous ne sommes pas habituellement de grands fanatiques de ces cartes qui vont fouiller dans votre pioche, car nous pensons qu'elles brisent le rythme du jeu, mais nous pensons que la nature de Gollum (il est toujours là) associée aux mécanismes nécessaires à cette culture nous permettaient de créer cette carte. Mais je ne m'attends pas à en voir des foules dans les autres cultures, ni même des cartes similaires dans cette culture-ci.
Merci à vous de m'avoir accompagné lors de cette petite visite de la demeure de Gollum !
















